Comme Béjart, si on veut créer un parallèle, il a créé un lieu pour transmettre son enseignement,« l’école de mimodrame de Marcel Marceau » à Paris. Il y enseigne une « grammaire » qui lui est personnelle, et qui est marquée par la renaissance Italienne et le travail de sculpteurs français tels Rodin ou Maillol. « Dans la pierre, ils ont gravé l’attitude et la pensée de l’homme. J’ai créé des conventions de caractères : il s’agit de quarante deux positions qui expriment la joie, la tristesse, l’indifférence, la jalousie (…) le courage et bien d’autres encore. ».Les élèves prennent aussi des cours de danse, bien que M.Marceau ne se soit jamais senti danseur.
En mime, il est La référence. En danse, il a dirigé des danseurs aussi célèbres que Baryschnikov et Noureev. Dans le monde du théâtre, son travail est utilisé dans l’apprentissage, l’entraînement, et le jeu des acteurs ; dans le domaine du show biz, le merveilleux Raymond Devos était un élève de Monsieur Marceau, ce qui contribuait à lui donner une aisance aussi bien avec son corps qu’avec ses mots.
Enfin, on se demande si le mouvement butô du Japon n’a pas été influencé quelque part par lui. Quand il a débarqué là-bas dans les années 60, personne n’avait encore vu de mime tout en blanc…Lui-même avait d’ailleurs été influencé par le nô
Une chose est sûre : ils sont toujours bien vivants !

