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Jackson Pollock
lullaby / 22 décembre 2007 /

Je vais vous donner l’impression de faire le grand écart…passant de Hokusaï à Pollock. Il m’est pourtant apparu que, à la verticalité de l’un, l’horizontalité du second, faisait écho, que l’enchevêtrement des branches de cerisier s’apparentait à l’enchevêtrement des lignes de l’Action Painting américain.

L’ACTION PAINTING s’oppose à ce qu’une volonté première d’organisation des formes et des couleurs, préside à la création du tableau. C’est le geste seul dont la trace s’inscrit sur la toile qui importe. Le peintre devient danseur dans cet étrange ballet…Ses techniques sont le “all over” (les traits couvrants la toile sans limite) et le “dripping” (la peinture s’égouttant d’un pinceau ou d’une boîte percée).

 

« Peindre est une façon d’être. La toile est un endroit où agir. Et devient moins le support d’une peinture, qu’un événement en soi. »

 

Tout l’art de POLLOCK est lié aux notions de risque, d’aventure, et d’échec…On peut repérer dans la toile la « quantité » et la « durée » de l’action picturale. Sa peinture n’est qu’une infinie variation sur le thème de l’angoisse de vivre. Une vie noyée dans les vapeurs de l’alcool. Sa disparition à 44 ans, en 1956, a achevé de forger le mythe : comme James Dean. Il s’est tué un soir de beuverie au volant de son Oldsmobile.

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