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Jackson Pollock
lullaby / 22 décembre 2007 / Pas de commentaire

Je vais vous donner l’impression de faire le grand écart…passant de Hokusaï à Pollock. Il m’est pourtant apparu que, à la verticalité de l’un, l’horizontalité du second, faisait écho, que l’enchevêtrement des branches de cerisier s’apparentait à l’enchevêtrement des lignes de l’Action Painting américain.

L’ACTION PAINTING s’oppose à ce qu’une volonté première d’organisation des formes et des couleurs, préside à la création du tableau. C’est le geste seul dont la trace s’inscrit sur la toile qui importe. Le peintre devient danseur dans cet étrange ballet…Ses techniques sont le “all over” (les traits couvrants la toile sans limite) et le “dripping” (la peinture s’égouttant d’un pinceau ou d’une boîte percée).

 

« Peindre est une façon d’être. La toile est un endroit où agir. Et devient moins le support d’une peinture, qu’un événement en soi. »

 

Tout l’art de POLLOCK est lié aux notions de risque, d’aventure, et d’échec…On peut repérer dans la toile la « quantité » et la « durée » de l’action picturale. Sa peinture n’est qu’une infinie variation sur le thème de l’angoisse de vivre. Une vie noyée dans les vapeurs de l’alcool. Sa disparition à 44 ans, en 1956, a achevé de forger le mythe : comme James Dean. Il s’est tué un soir de beuverie au volant de son Oldsmobile.

Qui connaît A.N.A.T.O.L.E ?
lullaby / 21 décembre 2007 / Pas de commentaire

La photographe KATYA LEGENDRE a promené A.N.A.T.O.L.E, un bébé baigneur en plastique dans le monde entier. Puis elle l’a mis dans les bras de 250 personnalités. Comment est né ce projet ? Katya répond : « Quand j’ai trouvé ce poupon en 1999, j’ai voulu lui donner vie, en faire un fil conducteur de mon travail plastique. Il offrait un tel champ de possibilités, de mystères… Je l’ai d’abord mis en scène au cours de mes voyages. Puis d’acteur, il devenu révélateur de la personnalité des gens qui posent devant mon objectif, en le tenant. » Et quand on la questionne sur la réaction de ces people, elle ajoute : « Certains l’ont manipulé comme un vrai bébé, d’autres perturbés tentaient de le cacher ».

Une exposition grandiose au Forum des Halles est prévue en Mars. Cela parait très tendance, chez les plasticiens de travailler sur « La Série » avec ou sans fil. Le rapport qualité/idée est intéressant. Claude Monet, bien avant ! en avait fait son principe en peignant « La cathédrale de Rouen », « Les meules »…à toutes les heures.

 

Petite remarque personnelle : l’honnêteté m’oblige à dire que j’ai trouvé cette info en regardant l’émission « TOUTAZ » de France 4, la petite chaîne qui monte. Sorte de zapping drôle et décalé sur l’évènementiel.

 

Alors, perturbant A.N.A.T.O.L.E ?… Allo, allo, Freud réponds-moi !

HOKUSAI sur la vague
lullaby / 18 décembre 2007 / Pas de commentaire

J’aime tant les peintres, tous les peintres, que je ne sais lequel choisir aujourd’hui ? Peut-être : HOKUSAI (Japon 1760-1849) à la base de bien des choses dans ce site :

  • L’esprit zen
  • La ligne, « Quand j’aurais cent ans je tracerais une ligne, et ce sera la vie » dit-il
  • Le Mont FUJI, signifiant « Vie éternelle »
  • La VAGUE, élan vers le futur

Hokusai et de Hiroshige son élève, ont influencé l’Art Moderne. Degas, Van Gogh, Gauguin, Toulouse-Lautrec, s’en inspirèrent dans la manière de traiter l’espace – le proche et le lointain – renouvelant ainsi la perspective traditionnelle de la Renaissance.

Hokusaï, né de parents inconnus, changea plusieurs fois de nom, apprit auprès des Maîtres la maîtrise de la gravure sur bois, de l’estampe (SURIMONO), publia beaucoup de recueils (MANGA), et même organisa des “performances”…et oui déjà!

Ainsi en 1831 il peint dans la cour du temple d’Edo, armé d’un balais et d’un seau d’encre de chine, un DARUMA géant de 240m² qu’on hissa sur le toit pour permettre à l’assistance de l’admirer.

Jusqu’à la fin de sa vie il s’astreindra à faire chaque jour, au moins un dessin.

 

3 milliards de pixels
lullaby / 17 décembre 2007 / Pas de commentaire

VERTIGINEUX !!!

 

Si comme moi vous avez envie de rêver, de voyager avec une souris ( en tout bien tout honneur ! ) dans de méga - espaces, alors entrez dans la cinquième dimension.

Commencez par avoir du doigté : Clic sur « Galerie »…Clic sur « Un des titres de la sélection » et ils sont nombreux…Clic sur « Voir l’hyperphoto »…Patientez !…Clic, clic, clic pour zoomer et dérouler le panorama, pour saisir les détails cadrés en rouge et régalez-vous.

 

Jean-François RAUZIER, est l’inventeur de ces clichés qui flirtent avec la science-fiction. Et quand l’artiste annonce que leur résolution est de 3 milliards de pixels, on est vraiment sidéré ! Lisses et ultra nettes ces images nous offrent des yeux de lynx. Elles rendent palpables le moindre grain de sable. Sa méthode : quadriller un lieu en le photographiant sous tous les angles, allant jusqu’à 1000 clichés et utiliser Photoshop comme un peintre. Des centaines d’heures pour détourer, retoucher, assembler…les images collectées et introduire des éléments insolites. Je vous recommande les plus époustouflantes : « La Bibliothèque idéale » et « Dernières nouvelles ».

 

Bon voyage garanti sans LSD !… Ames sensibles au vertige, s’abstenir…

T-shirt Burning
Tibo / 16 décembre 2007 / Pas de commentaire

La numération binaire est un code d’impulsions positives ou négatives, équivalent électrique de 0 et de 1. Ce système code toutes les données dans un ordinateur, ce dernier se résume à une circulation d’informations exprimée en 0 et en 1. C’est un processus électronique standardisé qui permet aux ordinateurs du monde entier de se transmettre des informations sans avoir à en faire une traduction, c’est un langage électronique. Il est appelé ASCII ou American Standard Code for Information Interchange aux Etats-Unis ou encore norme ISO, International Organization for Standardization. Il est composé de 8 caractères appelés des bits.

 

Ce code à deux symboles n’est pas tout jeune. Certaines tribus africaines communiquent en notes aiguës ou graves avec leurs tam-tams. Tout comme le morse est composé d’un trait et d’un point.

 

Le système décimal basé tout simplement sur les dix doigts de la main humaine se voit substitué par la simplicité de la numération binaire. Aucune discipline n’y échappe : logique, philosophie, mathématiques, technique.

 

Le code binaire est apparu pour la première fois dans l’essai d’un jeune étudiant, Leibniz, qui parlait alors de langage universel mais il ne le mit pas à profit. Dans la même ligne de pensée, en 1854, un mathématicien britannique, George Boole, conçoit un système de logique symbolique appelé algèbre booléenne, formule originale du système de numération binaire de nos ordinateurs numériques électroniques actuels.

 

Mars et Vénus
lullaby / 15 décembre 2007 / Pas de commentaire

Hello ! Toute rouge de plaisir, je reprends ma chronique sur le ROUGE…

Sous son aspect symbolique. Est-ce à dire que je suis une obsédée de la dite couleur…non, non, mais quand je tiens un bon sujet, j’aime l’user jusqu’à la trame. Et pourquoi pas commencer par ce bon vieux RIMBAUD : « I pourpre, sang craché, rire de lèvres belles…dans la colère et les ivresses pénitentes ». Cette couleur est considérée comme un principe de vie, de sang vif, synonyme de fougue, d’ardeur, d’amour. Mais elle incarne aussi les valeurs guerrières et donc, la révolution, la violence, le sang versé, le feu de l’enfer, le danger dans la signalétique.

 

C’est son versant masculin. MARS, dieu viril de la guerre était le Dieu rouge. L’autre versant féminin, VENUS, relève de tout ce qui est nocturne, caché et mystérieux. Dans de nombreuses sociétés la femme qui a ses règles est intouchable, et après son accouchement elle est isolée, car impure ! Comme est intouchable le bourreau, aux habits traditionnellement vermillon car il incarne le sang. Intouchable, aussi le forgeron qui manie le métal en fusion, comme Vulcain dans sa forge, ou Satan aux Enfers.

 

Tel est l’ambivalence de ce rouge du sang profond : caché il est la condition de la vie, répandu il signifie la mort.

 

Ses qualités peuvent évoluer avec les nuances : POURPRE elle illustre la richesse (toges de la noblesse dans l’antiquité romaine), la starisation (red carpet à Cannes, rideau cramoisi au théâtre), la sévérité et le pouvoir (juges, cardinaux). A mesure qu’on l’éclaircit vers l’ORANGE ou le ROSE, elle exprime un tempérament jovial. Le rose est timide, d’une douceur romantique, jadis dévolu aux bébés filles (ah ! que je me suis régalée cette semaine de voir des photos d’une petite Tony de 4 mois habillée de NOIR ! superbe).

POLKA entre dans la danse
lullaby / 14 décembre 2007 / Pas de commentaire

Lancement d’un nouveau magazine POLKA. Associé à une exposition des photos de la maquette, mises en vente, numérotées et signées comme des tirages originaux Alain Génestar le créateur de ce magazine déclare : « J’ai fait ce rêve, que les meilleurs photographes confirmés ou débutants, que les journalistes qui ont envie de raconter librement des histoires, que les amoureux du grand reportage, se retrouvent pour boucler chaque mois un grand magazine d’actualité »

 

Ce rêve a désormais un nom. Pour ce premier numéro, Génestar a réuni cinq grands de la photographie :
Sebastiao SALGADO (le célèbre cliché du Che Guevara, c’est lui).
Marc RIBOUD (voir le cliché de Mao, dirigeant d’un geste auguste les fumées d’usines !). J.M. PERIER (le spécialiste des yé-yé, devenu aussi un classique). Gérard RANCINAN, et REZA, complètent ce panel.

 

A suivre donc la carrière de cette publication à la diffusion, encore confidentielle (5€ au Drugstore Champs- Elysées)

 

Richard SCHROEDER

Web STARCK 3
lullaby / 13 décembre 2007 / Pas de commentaire

Jean, baskets et chemise de rigueur. En bon maître de cérémonie, Loïc Le Meur vient de donner le coup d’envoi de ces deux jours de conférences web3, organisées au Docks Saint-Denis les 11 et 12 décembre 2007.

Pour le designer Philippe Starck, en tête d’affiche du rassemblement, l’influence du web sur son métier passe principalement par une formation de masse de « non-consommateurs » bien informés qui demandent désormais des « non-produits ». Caractéristiques de ces produits : ils ne seront plus composés de 10% d’utilité et de 90% de la « merde qu’il y a autour !», comme c’est le cas aujourd’hui dans le commerce banal, aux yeux de PHILIPPE STARCK. Ces nouveaux acheteurs sont conscients des positionnements économiques, écologiques, sociaux, éthiques des produits.

 

Conséquence : l’avènement d’un « moral market ».

A long terme, il imagine (et l’imagination c’est sa tasse à tea) un homme bionique, l’ordinateur étant de plus en plus miniaturisé…dans 15 ans il sera caché dans l’oreille ou greffé sur le cerveau (dis Philippe t’as fumé quoi ce matin?) Bon je ne vais pas vous faire sa bio à Philippe ! Tout le monde connaît son parcours de designer universel. Voici une compilation de ses déclarations à travers différentes interviews : « …je ne suis pas un génie… j’ai juste fait trois brosses à dent… je n’ai pas vocation à être un petit décorateur pour cadeaux de Noël… le design est structurellement non-important… y a des moments où c’est même une obscénité par rapport aux grands problèmes du monde… on ne peut en parler qu’après avoir réglé le reste… dans mon studio tout est à inventer : le tourisme éthique, la voiture à hydrogène…( on l’a compris plus de brosses ni pour les dents ni pour les chiottes) »

 

Et suprême aphorisme : « IL FAUT REMPLACER LE BEAU PAR LE BON, le beau ça n’existe pas, c’est du marketing, c’est révisable, ce qui appartient à la mode conduit à la démode ». Je plaisante, mais on l’aime bien Philippe, surtout pour ses chaises « Louis Ghost »

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